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Casa do Sambatuc - Divan du Monde - 1er Juillet 2001
CHRONIQUE D'UNE FIEVRE ANNONCEE :
SAMBATUC MET LE FEU CARIOCA
AU DIVAN DU MONDE
On y est - Le moment tant attendu approche.
Le public arrive et s'installe devant la scène et au bar.
Le bruit sourd des voix et des conversations envahit la salle et
les lumières se tamisent.
Du premier étage, j'observe cette salle, vide et sans âme
il y'a encore une heure, se mettre doucement à palpiter et
à vivre à mesure que le public arrive.
Le ton chaud et festif de la soirée est tout de suite donné
par un cours de danse de Samba de Rio. La danseuse entraîne
plus de 100 personnes dans le plaisir de la danse et de la musique
; Jeunes, adultes, hommes, femmes se " lâchent "
complètement sur les airs de Terra Samba : la température
monte, les corps ondulent, la fête commence…..Plus rien
ne compte si ce n'est de suivre ce guide et apôtre brésilien
de la Samba qui semble ouvrir des perspectives plus que réjouissantes
pour le reste de la soirée.
L'ambiance s'oriente ensuite vers la convivialité et la
légèreté grâce aux rythmes et influences
du Samba Pagode. Cette musique traditionnelle de Rio de Janeiro
réunit des musiciens qui reprennent des airs connus dans
un esprit d'improvisation et d'amitié.
La scène se trouve occupée par une douzaine de musiciens
de Sambatuc qui se laissent aller sur des cavaquinho, tam tam et
emmènent la salle avec eux : le public fredonne, ponctue
le rythme avec les mains et en redemande.
Et il a raison d'en redemander car l'ambiance et la température
remontent de quelques degrés avec la démonstration
d'Aérobahia, danse de Bahia : je danse, je saute au milieu
du public, lui aussi emporté par le spectacle.
Je me calme car il est temps, pour moi, de monter sur scène
avec toute la Bateria Sambatuc (musiciens et danseuses).
Le spectacle est partout ; sur scène d'abord où l'ensemble
de la troupe exécute un véritable show de batterie
: Chocalhos, tambourins, caixas et surdos breakent, s'interpellent
, se répondent avec précision et élan. Nous
avons tous le sourire aux lèvres, trop heureux d'être
là. Des danseuses brésiliennes aux costumes de plumes
et de lumière nous accompagnent et envoûtent littéralement
les yeux et les corps des spectateurs.
De la scène, on ne peut que se réjouir et être
galvanisé par l'ambiance dans la salle : le public danse,
chante, monte sur le bar et communient avec nous dans cette fièvre
brésilienne.
Cet enthousiasme se poursuit jusqu'à la fin du show et de
la soirée.
Dans les loges trop heureux, on n'a qu'une envie : que le spectacle
recommence.
Cela sera le cas le 30 Novembre prochain au Cabaret Sauvage où
Sambatuc remontera sur scène avec un nouveau répertoire
et une nouvelle folie à transmettre.
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