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Casa do Sambatuc - Cabaret Sauvage - 14 juin 2002
Casa do Sambatuc 3 : Le Brésil comme si on y était…
Rendez-vous privilégié et attendu des vrais amateurs
de Samba carioca et de la communauté brésilienne sur
Paris, la 3ème édition de Casa Do Sambatuc s'est déroulée
au cabaret Sauvage le 14 Juin 2002.
Sambatuc ne cesse de nous étonner ; cette école de
Samba de Paris réussit une fois de plus à enflammer
une salle de 800 personnes qui reste abasourdie devant le spectacle
proposé de 23 heures à 5 heures du matin.
Après un séjour au Carnaval de Rio de Janeiro en
février 2002 où Sambatuc a répété,
joué et défilé avec les plus grandes écoles
de Samba (Viradouro, Tradiçao, Beija-Flor, Mocidade, Mangueira,…),
la bateria d'une quarantaine de percussionnistes interprète
ce soir plusieurs nouveaux enredos de 2002 (Porto da Pedra, Mocidade,
Tijuca..), et plus particulièrement le morceau de l'école
Mangueira, championne du carnaval de cette année : titre
du morceau
Pour information et culture générale, l'enredo est
le terme qui définit le thème de chaque parade d'école
; le thème peut être politique, historique ou un hommage
à une personne en particulier : ce genre de Samba s'appelle
Samba Enredo.
Revenons à la fête ; tous les morceaux sont repris
en cœur par les brésiliens qui transmettent leur enthousiasme
au public parisien déjà bien échauffé
par le samba pagode et l'atelier de danse.
Rien n'est laissé au hasard dans les spectacles de Sambatuc
et la tradition carioca est respectée jusqu'au bout : la
démonstration, au milieu du public et en ouverture du show
de la bateria, de la porta-bandeira (porte-drapeau) de l'école
Sambatuc et de son chevalier servant, le mestre Sala, en est un
très bon exemple.
Dans le même esprit de fête, de fièvre et de
tradition, les exhibitions s'enchaînent sur scène :
une troupe brésilienne de Capoera, un malabariste jongleur
de pandeiro, des danseuses aux habits de plumes, d'argent et de
lumière, finissent d'enflammer le public et de faire dire
aux brésiliens de la salle : enfin, c'est comme chez nous…
La fin de la soirée se boucle de la même façon
que dans les quadras brésiliennes ; la bateria descend de
scène, joue dans la salle au milieu du public et tranquillement
l'entraîne vers la sortie : c'est la fin de la soirée
mais le début de l'ère Sambatuc.
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